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France Terre d’Espoir

De l’espoir et du courage. Il en faut pour sortir du méandre administratif décrit par Zarif Alikiani dans Terre d’Amour, le court métrage qu’il a co-réalisé avec Bobines du Monde, une association qui se propose d’accompagner les réfugiés dans leur projet de création cinématographique. 

Zarif retrace ici son périple de réfugié à son arrivée à Paris et nous montre le ‘passage obligé’ pour de nombreux demandeurs d’asile durant le montage et l’instruction de leur dossier auprès de France Terre d’Asile et de l’OFPRA (l’Office Français de Protection des étrangers ou Apatrides).

 

Pas d’apitoiement dans le film, plutôt un état de fait sur la survie et l’attente de l’aboutissement de la demande. Dormir où on peut, manger quand on peut, passer de bons moments avec ses compagnons d’in-fortune, courir à France Terre d’Asile à cinq heures du matin pour obtenir Le document permettant d’être pré-enregistré et de décrocher le fameux rendez-vous à la Préfecture. Une étape franchie de plus avant la suivante.

 

France Terre d'amour et les réfugiés à Paris

Avec au passage, une esquisse de Paris, la découverte de la capitale avec ce qu’elle a de bon… et de mauvais. Comme la froideur de certains passants peu enclins à aider notre protagoniste à trouver son chemin ou encore le manque de patience et d’amabilité rencontrés parfois dans les services administratifs.

 

Vous me direz, ça nous arrive à tous d’essuyer un refus désagréable quand on n’a plus de gps à portée de main ou encore de se heurter aux murs inébranlables de l’administration. Mais quand on maîtrise la langue et qu’on connait (à peu près) la ville, ces petites mésaventures restent un détail, parfois une anecdote plus ou moins drôle à raconter. C’est différent quand la moindre aide est précieuse et que chaque rejet s’ajoute aux obstacles du quotidien.

 

Malgré l’absence de prise réelle sur les choses, Zarif trouve son chemin petit à petit, son
dossier aussi. Avançant à tâtons, d’abord grâce à des relations de relations le mettant en contact avec des interprètes qui lui expliquent les demandes formulées par l’administration. Puis grâce aux associations existantes qui permettent de s’approprier la langue au fur et à mesure.

 

Des rencontres cruciales qui ont inspiré le titre du film car ‘tout commence par une rencontre’ pour Zarif. Du passant qui prend le temps de comprendre l’adresse recherchée au journaliste qui l’assiste dans la mise en scène de son histoire, sans oublier les amis, d’ici ou d’ailleurs. Tous ses amours de France, fil d’Ariane de ce parcours captivant et encore plein de mystère.

Et tant pis pour les moments de tristesse et de difficulté évoqués pêle-mêle dans le film, ils sont contrebalancés par les instants de joie et de partage inattendus. Alors, à défaut de trouver l’amour à tous les coins de rue dans Paris, se dessine un plan vers un avenir meilleur, plein d’opportunités sur cette terre d’espoir et d’accueil.

 

Mais j’en ai déjà trop dit, je vous laisse découvrir le film et faire la rencontre de Zarif vous aussi…

 

Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi (ou Rûmî)

 

L’être humain est une auberge
Chaque matin un nouvel arrivant
Une joie, une déprime, une bassesse
Une prise de conscience momentanée arrive
Tel un visiteur inattendu.
Accueille les et reçois les tous
Même s’il s’agit d’une foule de regrets
Qui d’un seul coup balaye ta maison
Et la vide de ses biens.Chaque hôte, traite le avec respect
Peut-être te prépare t’il
A quelque nouveau ravissement.

 

Katty L.

 

Vous trouverez ci-dessous le guide du demandeur d’asile de la ville de Paris.

 

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